14 août 2008
Sauce salade et terrasse parisienne
Coup de gueule du jour : la sauce salade en brasserie parisienne...
Calée en terrasse pour profiter du peu de soleil qu'il y avait au Père tranquille à Châtelet, je me suis vue servir une assiette pleine de sauce épa texture plâtre sur ma niçoise (à savoir qu'on ne voyait même pas la contenance de l'assiette sous la formidable coulée blanchâtre). Oui, bon, vous me direz qu'à Paris on mange plutôt des clubs ou bien des croques mais bon, la raison l'a emporté cette fois.
Alors pourquoi nous sert-on des sauces si lourdes et ingérables pour la digestion, là est la vraie question... Peu importe. Depuis, je me bagarre avec mon tube digestif pour essayer de passer à autre chose.
29 juin 2007
Le péril jaune dans nos palais
Disparition du bon nem...
Depuis quelques temps, nous avons été abreuvés de reportages décriant cette spécialité d'origine vietamienne qu'est le nem. Normal, on les voit partout : dans les restaurants chinois, japonais, laotiens... dans des restaurants, des petits boui-boui, des lieux de restauration rapide, des vendeurs sur les marchés... Finalement, à force d'en voir partout et nulle part des vraiment bons, on peut se demander de manière totalement légitime : "Qu'est-ce que le bon nem?"
(merci à www.culinotest.fr pour la photo)
Une recette ancestrale
On l'appelle également pâté ou rouleau impérial (à ne pas confondre avec le rouleau de printemps qui n'est pas frit et reste cru). On peut le choisir au poulet, au porc, au crabe, aux crevettes... La véritable recette impériale du nem se fait avec des germes de soja exclusivement, la carotte étant un ajout récent... de quelques siècles. On le sert avec de larges feuilles de scarole bien fraîches, de la menthe ou bien de la coriandre.
Pourquoi on n'est pas content?
Chercher un restaurant où le nem est frais (pour dire qu'il ne date pas de la friture de quelques jours) relève du parcours du combattant. Il faut souvent se promener de longues heures pour trouver un nem convenable. Personnellement, citadine parisienne, je ne me régale pas souvent. Trop secs, souvent avec un arrière-goût un peu amer (due à la mauvaise huile, ce qui compromet d'ailleurs la digestion), trop mous, insipides... bref, toute une litanie de complaintes sont possibles autour de ce petit rouleau qui n'est plus synonyme de bonheur.
On aimerait pourtant se régaler de ces subtiles saveurs vietnamiennes et pourtant... Cette recette devenue aujourd'hui non pas ringarde mais synonyme de "prise de risque alimentaire de haut niveau" ne nous promet pas un moment de plaisir.
Richesse nutritionnelle contre peu d'émotions
Nous avons omis d'évoquer la composition, par ailleurs de cet aliment. Alors tant qu'à faire...
Composition pour 100 grammes (merci doctissimo) :
| Protéines | 9,5 g |
| Glucides | 5,8 g |
| Lipides | 22,8 g |
| Total énergétique | 266,6 Kcal |
que l'on comparera au hot-dog avec deux saucisses par exemple :
Composition pour 100 grammes :
| Protéines | 9,6 g |
| Glucides | 26,5 g |
| Lipides | 15,6 g |
| Total énergétique | 284,5 Kcal |
ATTENTION ! Le nem se cache aussi dans la fameuse recette du bo-bun alors si vous pensez manger léger, eh bien c'est plus que raté !
Moralité, s'il y en a une :
Je suis à la recherche de restaurants qui savent redonner le plaisir du vrai nem alors n'hésitez pas !!!
